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Communiqué de Réseau Universités Sans Frontières. Journée du vendredi 1er juin:
Une délégation de membres du RUSF 21 s'est rendue ce matin à Lyon afin d'y rejoindre les militants des RESF et RUSF de Lyon au tribunal. Dans une petite chambre du tribunal, le juge des libertés et de la détention statuait sur le devenir d'une dizaine de personnes ou de familles. Narindra était de ceux-là. Vers une heure, le jugement est rendu. Narindra ne passera pas ses derniers jours en France au centre de rétention de Lyon. Elle est assignée à résidence jusqu'à la fin de ses examens sur Dijon, obligée de se présenter régulièrement au commissariat de Chenôve, en attendant le jour de son retour, encore indéterminé. Ce soir elle revoit ses amis, demain elle prépare ses valises, au cas où...
Cette décision exceptionelle rejouit momentanément les militants, heureux de l'accueillir en fin d'après-midi à sa sortie du centre de rétention pour la raccompagner vers Dijon. Mais ce n'est là qu'un lot de consolation dans cette grande loterie qui décide du sort de dizaines de gens chaque jour. Narindra n'est plus autorisée à vivre la vie qu'elle menait depuis quatre ans en France.
En sortant du centre de rétention, Narindra était suivie d'un autre jeune, Mohammed, une vingtaine d'année, un BEP mécanique en poche. Il venait aussi le matin même d'obtenir un recours pour vice de procédure lui permettant de rester sur le sol français. Le juge lui donnait 7 jours pour quitter la France. Pour le moment, il était relâché, sans moyens, aux portes du centre de rétention. Il n'avait sur lui aucun papier et pouvait être ré-arrété à tout moment prêt à revivre la même épreuve.
Aucune personne ne devrait avoir à vivre ces épreuves d'une bestialité terrifiante. L'être humain, doué de raison, est en mesure de trouver des arrangements. Les autorités compétentes devrait prendre connaissance des mesures de détention des étrangers en situation irrégulière récemment condamnées officiellement et à l'unanimité par la Cour Européenne des Droits de L'Homme.
Il est de plus en plus abbérant que la préfecture se permette de juger une vie humaine sur la seule performance scolaire.
Narindra n'ayant pu terminer son année scolaire, nous exigeons encore et toujours sa relaxe afin qu'elle puisse se présenter à ses examens dans le courant du mois de juin, ainsi qu'à la session de septembre en cas de rattrapage. Le prefet, demandeur de l'expulsion, est toujours en capacité d'annuler la procédure.
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