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CHEZ Sarko, la vengeance est un plat qui se mange chaud : quatre jours après la victoire de la droite, un officier des RG a mariné en garde à vue pendant deux jours, cuisiné par ses supérieurs de l'Inspection générale de la police nationale, les fameux boeuf-carottes, connus pour leur indépendance.
En janvier, « Le Canard » avait mis au jour les méthodes du cabinet de Sarko ordonnant une enquête sur Bruno Rebelle, un conseiller de Ségolène. Cette barbouzerie électorale ayant causé quelques remous, il fallait à tout prix laver l'affront fait aux Sarko-boys et trouver un coupable, même si ce n'est pas le bon. A défaut d'identifier les auteurs de la fuite, ce militant au syndicat SUD puis à l'Unsa, connu pour n'être pas un fan du Sarkoland - pire qu'un crime, une faute -, avait le profil.
Il est écrit, en toutes lettres, dans le PV de son audition qu'il n'existe - et pour cause - « aucune charge matérielle contre lui ». Pourtant, deux heures après son retour à l'air libre et sa mise en examen pour « violation du secret professionnel », il a reçu à domicile la visite d'une huile lui signifiant qu'il était suspendu.Et pourquoi pas pendu ?