Tchernobyl 21 ans de mensonges avec la complicité de l'Organisation Mondiale de la Santé Vingt-et-un ans après l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de 500.000 enfants du Belarus et d’Ukraine, qui n’étaient pas nés au moment de la catastrophe, souffrent de dommages radiologiques. Leurs maladies cardiovasculaires, endocrines, les malformations sont essentiellement provoquées par l’accumulation dans certains de leurs organes (le cœur, les muscles, les os...) de deux composés radioactifs (le césium 137 et le strontium 90), suite à l’ingestion d’aliments contaminés par ces produits.
L’incorporation chronique des radionucléides dans l’organisme de millions de personnes, condamnées à se nourrir avec des aliments radioactifs, est un fait absolument nouveau, produit par la catastrophe de Tchernobyl, dont l’humanité n’a aucune expérience.
Les victimes de cette " expérimentation " témoignent de leur abandon au milieu de la radioactivité qui ronge leur vie depuis 21 ans et les tue, eux et leurs enfants, dans l’indifférence générale. Elles ne comprennent pas pourquoi le monde ne les voit pas, ne les entend pas, alors que ce dont elles souffrent menace aujourd’hui tous les habitants de la planète.
La réponse à leur étonnement existe et elle est révoltante.
Pourquoi l’Organisation mondiale de la santé n’a-t-elle rien fait dans les territoires de Tchernobyl ? Pourquoi a-t-elle passé la main et laissé faire son travail de radioprotection par les promoteurs des centrales nucléaires ? L’opinion publique dans son ensemble ignore encore l’existence d’un accord signé entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui empêche l’OMS d’agir librement dans le domaine nucléaire si elle n’a pas l’assentiment de l’AIEA.
Cet accord précise en effet que " chaque fois que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord ". (article1, paragraphe 2). Or l'AIEA a pour mission " d'encourager, d'aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques ".
Application pratique de cet accord: l'OMS, après avoir attendu 5 ans avant de se rendre dans les territoires contaminés de Tchernobyl en 1986, publie en 2005, un dernier rapport évaluant à 51 le nombre de morts provoqués par l'accident, auxquels elle ajoute 4000 cancers de la thyroïde " très bien soignés " estime-t-elle. Ce mensonge, cette négation résulte de l'application de l'article 3 de l'accord qui précise que certaines données peuvent être tenues secrètes.
Des organisations qui viennent en aide aux victimes de Tchernobyl (Enfants de Tchernobyl Belarus, CRIIRAD, Contratom Genève, Réseau Sortir du nucléaire, SDN Loire et Vilaine, Brut de Béton Production) ont décidé de lancer une campagne pour demander la révision de l'accord et exiger que l'OMS remplisse sa mission auprès des populations touchées par la contamination radioactive.
Le 26 avril, jour anniversaire de l'accident de Tchernobyl, a débuté devant le siège de l'OMS à Genève, une action de présence permanente pour une durée indéterminée (au minimum, jusqu'à l'Assemblée Mondiale de fin mai 2007 et ensuite pendant des semaines, des mois...). Vous pouvez participer à cette action en vous adressant au responsable du planning des présences, André Larivière tél: 04 717 636 40 ou 06 766 954 98.
Merci de relayer massivement cette cyber @ction auprès de vos contacts
André Larivière Réseau Sortir du Nucléaire
Alain Uguen Association Cyber @cteurs
Cette cyber @ction est signable en ligne http://www.cyberacteurs.org Texte de la pétition.
Destinataires : Madame Margaret Chan, Directrice Générale de l'OMS et Ministre de la Santé aux bons soins de son administration.
Madame la Directrice Générale, Madame la Déléguée, Monsieur le Délégué,
Je soussigné demande que la révision de l'Accord OMS/AIEA (Rés. WHA 12.40, du 28 mai 1959) soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé.
Il y a 47 ans, au début du programme « Atomes pour la Paix », l'Assemblée Mondiale de la Santé a adopté un Accord avec l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA). Au plus tard depuis la catastrophe de Tchernobyl, il est évident que cet accord a empêché les milieux médicaux, et avant tout l'OMS, de témoigner haut et clair sur les conséquences sanitaires à court et long terme de cette catastrophe globale, étant donné que cela aurait nui aux intérêts vitaux de l'AIEA.
1. Selon l'Article I, § 2., « L'OMS reconnaît qu'il appartient principalement à l'AIEA d'encourager, d'aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l'utilisation pratique de l'énergie atomique à des fins pacifiques ... ». L'Article 1, §3. prévoit que « chaque fois que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord ».
L'Article I doit être amendé en raccourcissant cette phrase comme suit : « ... la première partie informera l’autre. » (point à la ligne). En effet, si un échange d'informations entre deux Agences des Nations Unies est parfaitement normal, des consultations entre l'OMS et l'AIEA, en vue d'adapter les connaissances aux intérêts majeurs de la promotion du nucléaire ne le sont absolument pas.
2. Selon l'Article III, « L'OMS et l'AIEA reconnaissent qu'elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents... dont la divulgation ...compromettrait d'une manière quelconque la bonne marche de ses travaux ».
L'Article III doit être supprimé. En effet, il est inacceptable que l'OMS accepte la confidentialité pour des données qui entraveraient le bon fonctionnement de l'AIEA. Cette clause est en outre contraire à la Constitution de l'OMS, qui rappelle que l'information totale de l'opinion publique est l'une des conditions essentielles pour parvenir à la « Santé Pour Tous ».
3. Selon l'Article VII, « l'AIEA et l'OMS s'engagent à éviter, dans leurs activités respectives, les doubles emplois inutiles dans le rassemblement, l'établissement et la publication des statistiques, et à se consulter sur la manière d'employer le plus efficacement les renseignements, les ressources et le personnel technique dans le domaine statistique, ainsi que tous les travaux statistiques portant sur des questions d'intérêt commun ».
L'Article VII doit être supprimé. En effet l'OMS dont l'une des fonctions constitutives est d’ « agir en tant qu'autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé », doit recouvrer désormais, dans le domaine des recherches et des publications, son entière indépendance par rapport à l'AIEA, Agence qui doit perdre les prérogatives qu'elle s'est attribuées ces 47 dernières années dans le domaine médical. L'OMS doit retrouver son entière liberté face au nucléaire commercial, pour assurer la protection des populations.
Nous vous demandons de bien vouloir demander l'inscription à l'ordre du Jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé, en mai 2007 à Genève, de la révision de l'Accord OMS/AIEA, conformément au règlement, et de présenter et adopter les trois amendements ci-dessus, ou de dénoncer l'Accord, comme il est prévu à son Article XII. Nous considérons que la catastrophe de Tchernobyl a été un tel désastre pour des millions d'habitants de cette planète, qu'il serait grand temps que la véritable information sur ses conséquences sorte au grand jour, et qu'une aide efficace et à long terme pour les populations en détresse soit mise en place.
Nous vous prions d'agréer madame, monsieur, nos salutations citoyennes attentives à vos décisions.