terminé

Publicité

Les énergies renouvelables : seules possibles dans un monde nécessaire.


Une chose est certaine : les sources d’énergie fossiles que sont le charbon, le pétrole et l’uranium n’existent qu’en quantités limitées sur la planète Terre.
L’espèce humaine, qui elle-même n’est pas éternelle, perdurera quand bien même ces trois sources actuelles d’énergie auront été épuisées.

Mais le problème n’est pas là.

Il est, en premier lieu, que leurs exploitations entraînent des catastrophes écologiques dont plus personne aujourd’hui ne peut contester la gravité et l’inéluctabilité.

Il est donc désormais urgent…….de ne plus attendre !

Il est, en second lieu, que le coût économique d’exploitation de ces sources ne peut aller qu’en augmentant au fur et à mesure qu’elles sont  de plus en plus difficiles à extraire et qu’il faut les  transporter sur de plus en plus grandes distances impliquant nécessairement des coûts croissants et des risques de sabotage terroriste évidents.

Dès lors, et ce dans un avenir maintenant proche, on ne peut plus compter que sur les sources d’énergie renouvelables que nous offre notre planète sous formes de rayonnement solaire, de vents, de flux d’eau des fleuves et des vagues, la fusion d’hydrogène n’étant pas encore pour demain matin.

Mais le problème est  surtout que toutes les forces industrielles et financières qui actuellement tirent leur énormes profits de l’exploitation des sources d’énergie fossiles sont unanimes et liguées pour constituer des lobbies et groupes de pression dotés de gigantesques moyens  de propagande pour soutenir que le développement de sources d’énergie renouvelables est difficile à assurer aujourd’hui  et ne suffira  pas à satisfaire les besoins du marché mondial d’énergie.

Très précisément, la clé de ce problème planétaire réside bien là : il y a incompatibilité radicale entre les prétendus impératifs du marché actuel des énergies fossiles et les impératifs autrement respectables de la survie humaniste de notre espèce sur cette terre.

Il y a de rares périodes où l’évolution lente et progressive de systèmes ne peut plus assurer la survie de ces systèmes : nous en sommes justement là.

Le problème énergétique de l’avenir de l’espèce humaine n’est pas ou plus un problème économique, il est devenu un problème  politique majeur devant lequel on ne peut pas se dérober.

La politique doit ici prendre le relais de l’économique.

Et la règle fondatrice de la politique est de rendre possible ce qui est nécessaire.

Alors, puisque la fin des sources d’énergie fossiles est inévitable, on n’a plus le choix : pour assurer à toute l’humanité, et pas seulement à des privilégiés, les bienfaits de progrès technologiques bien maîtrisés, il faut que les pouvoirs publics, c’est à dire les différents Etats et leurs organisations communes de coopération se saisissent de cette nouvelle responsabilité énergétique.

On ne peut qu’applaudir à tous  les mouvements d’opinion qui naissent chaque jour pour demander et exiger un tel changement radical pour l’approvisionnement énergétique.

Mais aussi, on  peut ne voter que pour des représentants démocratiques ayant une véritable volonté écologique irrévocable.

Même avec une telle nouvelle orientation de politique énergétique qui ne portera de fruits qu’avec un certain délai, il n’est pas interdit de réfléchir dès maintenant à nos actuelles consommations d’énergie personnelles.

Et il faut bien avouer que ce n’est pas une tâche aisée que de se remettre en question sur ce plan.

En  effet, dans  notre monde occidental de  marché et de consommation effrénés, il est difficile de se sentir responsables et encore moins coupables de nos comportements et de nos achats

Sinon, on ne continuerait pas, par exemple, à acheter auprès d’une célèbre multinationale de biens d’équipement pour la maison leurs produits de haute qualité et de prix très raisonnables si on savait que ces biens sont pour 50% fabriqués dans des pays de délocalisation avec des salaires de misère de 40 euros par mois et sans protection ni sociale ni syndicale pour les travailleurs exploités au maximum.

Autre exemple : on ne continuerait pas à acheter en grandes surfaces des crevettes et autres crustacés si l’on savait que ces produits ne sont offerts à la vente qu’après avoir subi des traitements et avoir été conditionnés dans des usines situées aussi dans des pays de délocalisation et après avoir parcouru des milliers de kilomètres au cours de transports polluants.

Ces exemples montrent bien qu’un changement radical de politique environnementale exige aussi de la part de tout citoyen un changement de mentalité. Y sommes nous prêts ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :