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Pour sortir de la pollution par les algues vertes et relancer le débat sur le retour à une agriculture de qualité, plusieurs associations invitent les citoyens à porter plainte contre l'Etat.

Extrait du télégramme.com du 23 juillet 09

 


"Marre de lutter contre les algues vertes! «Ça fait quarante ans que la fuite en avant de l'agriculture productiviste nous mène dans le mur. Mais on n'est pas fatigués. Au contraire, nous sommes pleins d'énergie!», avertit en substance Denis Baulier, qui a mené et remporté dans le Trégor une «Opération Nénuphar» pour la reconquête de la qualité de l'eau. Avec lui, Yves-Marie Le Lay, président de «Sauvegarde du Trégor», André Ollivro, fondateur de «Halte aux marées vertes», André Pochon, ancien agriculteur et infatigable militant d'une agriculture plus «intelligente», lancent un «manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne».

«Ne plus gérer la pollution mais l'éliminer»

Directement issues des excès de nitrates employés en agriculture, 50.000 tonnes d'algues vertes sont ramassées chaque année en Bretagne, dont la moitié en baie de Saint-Brieuc. Selon les associations réunies hier à La Grandville, à Hillion, leur élimination aurait déjà coûté un milliard d'euros à la région. La pollution des cours d'eau a entraîné la fermeture de captages, mais les subventions continuent «d'arroser les cultures les plus assoiffées d'engrais chimiques, de pesticides et d'eau». «Nous ne voulons plus gérer la pollution, mais l'éliminer. Il est temps de siffler la fin de la partie et de passer à une étape plus contraignante», assène DenisBaulier."


La reconquête de la qualité de l’eau se fera d’abord par la reconquête de l’état de droit.Signez la pétition en ligne ci-dessous:

http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=25

extrait du texte de cette pétition:
"
La pollution a non seulement mis à mal la qualité de l’eau de nos rivières et de nos nappes phréatiques, elle a aussi réduit l’autorité de l’état - à de nombreuses reprises les tribunaux ont sanctionné l’état dans sa carence à appliquer la loi, comme l’ont été dernièrement les préfets du 22 et 29 à la requête d’associations - et bafoué l’un des plus anciens principes du droit, donc de la vie en société, qui veut que celui qui est à l’origine d’un dommage doit réparation.
Les programmes initiés par l’état et auxquels ont participé l’ensemble des collectivités (agence de bassin, région, départements, syndicats d’eau), ont dès l’abord, voulu renier ce principe fondateur, octroyant des centaines millions d’euros à ceux qui sont à l’origine de la pollution. La politique agricole commune a encore accentué cette anomalie, arrosant des subventions les plus importantes les cultures les plus assoiffées d’engrais chimiques, de pesticides et d’eau. Les algues vertes pourrissant sur nos plages, la fermeture des captages d’eau, les pesticides dans nos assiettes témoignent de cette défaite, autant physique que morale. Ce refus du droit et cette politique dévoient administrations et élus depuis 30 ans, prolongeant artificiellement les jours d’un modèle qui seul ne se tient plus debout."
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