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Si je devais résumer la situation par deux phrases ce seraient :
« La crise financière est le résultat d’un processus qui a consisté à faire toujours plus pression sur les ménages, comme sur les peuples pour les priver de leurs ressources et les livrer au capital financiarisé et substituer à ces ressources leur endettement. »
La deuxième phrase serait « face à cette crise, il s’agit pour le capital de privatiser toujours plus les profits mais désormais de socialiser les pertes, d’où le nouveau recours à l’Etat ».
La plupart des commentateurs insistent sur le fait que cela ne peut plus durer, que le système est au bord de l’implosion, mais il faut également mesurer que leurs propositions indiquent les fragilités du système et l’impossibilité dans laquelle se trouve le capitalisme de les mettre en œuvre. En lisant les petits génies de la finance, les doctes économistes et notre madame Lagarde, je ne peux m’empêcher de songer à cette fable de Lafontaine où les rats avaient trouvé le remède : il fallait mettre un grelot au cou du chat, oui mais le problème était bien de trouver qui pouvait mettre un grelot au cou du chat ?
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