citoyen ACROBIS

L'ACROBATE de NOUS-AUTRES est un journal alternatif crée en 2001 dans la région châtillonnaise (Nord Bourgogne). Après 5 ans et 23 numéros, il s'est assoupi...
En attendant qu'il se réveille, nous avons décidé de mettre nos coups de coeur (de gueule) et des infos que nous jugeons peu médiatisées mais importantes sur ce site.
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sites conseillés

aide: rapace diurne

Lundi 6 juillet 2009

Le réseau Sortir Du Nucléaire
appelle à la mobilisation
.

L'effondrement de la vente des vins de Champagne français est prévisible.

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a indiqué le 24 juin que deux communes de l'Aube, Auxon et Pars-lès-Chavanges, ont été sélectionnées dans le cadre de la recherche d'un site d'enfouissement de déchets radioactifs. Le Réseau "Sortir Du Nucléaire" appelle les citoyens à participer aux mobilisations qui sont d'ores et déjà en préparation et vont être proposées (*) contre ces projets d'enfouissement, véritables crimes contre les générations actuelles et futures.

Sachant que l'Aube est situé dans la région Champagne-Ardenne, on peut malheureusement prévoir un effondrement de la vente des vins de Champagne, sauf si le projet d'enfouissement des déchets radioactifs était très vite abandonné. En effet, à l'heure d'Internet et de la diffusion en temps réel des informations, il va rapidement être connu dans le monde entier, et ce avant même que les déchets radioactifs ne soient réellement enfouis, que la région des vins de Champagne est sacrifiée et contaminée. La même déconvenue attend d'ailleurs d'autres produits ou ressources régionales : cidre, fromage, produits certifiés et biologiques, produits du terroir, tourisme, Grands-Lacs du Der et de la Forêt d'Orient, Pays d'Armance, Pays d'Othe...

L'Etat français mène depuis 50 ans une politique aveuglément pronucléaire. Si la chance a permis d'échapper pour l'instant à une catastrophe nucléaire, le moment est néanmoins venu de payer, cher, les conséquences de la production de déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution. L'opacité des procédures de l'Andra empêche de savoir pourquoi c'est sur la région Champagne-Ardenne que cette malédiction s'abat, mais les conséquences de cette décision sont facilement prévisibles : une catastrophe écologique, économique et sociale.

Il n'existe que de mauvaises options pour les déchets radioactifs, mais l'enfouissement est la pire de toutes. L'option la moins mauvaise reste le stockage réversible des déchets sur les sites mêmes où ils sont produits. Il faut suivre l'exemple des USA où le Président Obama vient d'annuler le projet d'enfouissement de déchets radioactifs prévu dans le Névada.  

Considérant la situation inextricable créée par les déchets radioactifs, la première décision à prendre est d'arrêter d'en produire, et donc de fermer au plus vite les centrales nucléaires. A nouveau, l'exemple est donné par M Obama qui a placé clairement la priorité sur le développement des économies d'énergie et sur le développement des énergies renouvelables.


(*) Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires
BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - www.burestop.org - www.villesurterre.com  
Associations :
- “La Q.V.”
- "Ni à Pars, Ni Ailleurs"
- "Auxon-dit-Non"


Les 12 conseillers d’AUXON : aidez-nous à les faire voter NON, en visitant :
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=216

Par JM Roy - Publié dans : environnement
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Jeudi 2 juillet 2009
Entretien réalisé par Koffi Cadjehoun avec l’historien Paul-Eric Blanrue dans le GrandSoir.info

http://aucoursdureel.blogspot.com/2009/06/entretien-avec-lhistorien-paul-eric.html

Paul-Eric BLANRUE

A l’occasion de la parution de son dernier livre, l’historien Paul-Eric Blanrue a accepté de répondre à nos questions. Internet est un des moyens d’échapper à la censure démocratique et libérale qui consiste à promulguer la liberté sauf quand cette liberté dérange. Le dernier ouvrage de Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs, est ainsi publié par un éditeur belge et non diffusé en France par le diffuseur de cet éditeur, pas davantage que par les traditionnels éditeurs français de Blanrue.

Pourtant, il ne s’agit pas d’un livre tombant sous le coup de la loi française, ni d’un livre à caractère raciste. Dès lors, il faut se poser la vraie question de cette curieuse omerta : si Blanrue dérange, pourquoi ? Serait-ce parce qu’il raconte n’importe quoi ? Dans ce cas, il ne sera pas ainsi censuré. Parce qu’il commet quelques erreurs ? Qui ne commet pas d’erreurs ? Au demeurant, factuellement, son livre paraît si peu attaquable que ceux qui s’y sont essayés se sont cassés les dents ou ont produit des raisons peu raisonnables.

La réponse me paraît résider dans l’entretien qui suit, où Blanrue montre que la qualité de sa réflexion se situe très au-dessus des interventions des experts officiels des médias de France, d’Europe ou d’Occident (au sens étymologique, mais aussi au sens des pays de l’OTAN). On pourra aussi se procurer avec profit son ouvrage par Internet, au site suivant : http://www.oserdire.com/

Par R et JM Roy - Publié dans : politique
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Jeudi 2 juillet 2009
D'après AFP du 2/07/09
Amnesty International a publié jeudi un rapport accablant sur l'offensive israélienne à Gaza menée en décembre-janvier, accusant à la fois Israël et le Hamas d'avoir "violé les lois humanitaires internationales" en s'attaquant à des civils.

Le rapport, intitulé "Opération +plomb durci+ : 22 jours de morts et de destruction à Gaza", est un véritable acte d'accusation contre Israël et son armée, confirmant le bilan (des services de santé palestiniens) de 1.400 Palestiniens tués et quelque 5.000 blessés et le fait que de larges secteurs de la bande de Gaza ont été dévastés, avec plus de 2.700 bâtiments détruits.

L'organisation de défense des droits de l'homme, basée à Londres, demande à la communauté internationale de "soutenir sans réserve la mission" du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu chargée d'enquêter sur l'opération, mission qu'Israël boycotte.

Dans ce rapport de 117 pages, qui constitue la première étude approfondie sur cette guerre, Amnesty renouvelle son appel à un embargo "total et immédiat" sur les armes à destination aussi bien d'Israël que des islamistes du Hamas qui contrôlent Gaza.

Amnesty International demande aux Etats partout dans le monde d'engager des poursuites judiciaires pour "crimes de guerre" et "d'arrêter leurs auteurs suspectés".

L'organisation accuse l'armée israélienne de n'avoir pas "distingué entre cibles civiles et militaires" alors qu'elle ne pouvait ignorer la présence de civils dans les secteurs visés, avec pour résultat la "mort de centaines de civils désarmés dont 300 enfants, 115 femmes et 85 hommes âgés de plus de 50 ans".

Elle accuse en outre l'armée israélienne de s'être servie de civils, y compris d'enfants, comme "boucliers humains" en les forçant à rester à proximité de positions qu'elle occupait ou même de les avoir obligés à examiner des objets suspects risquant d'être piégés.

Elle nie en revanche que le Hamas ou d'autres groupes armés palestiniens se soient servis de la population comme "bouclier humain", contrairement aux affirmations israéliennes.

Elle les accuse cependant d'avoir "installé des positions militaires près d'habitations, mettant ainsi en péril la vie des civils".

Par JM Roy - Publié dans : politique
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Samedi 27 juin 2009
Français, Françaises, JE vous ai cons pris.
Vous en voulez ?
Eh bien, vous en aurez !
Je déclare ici, solennellement et irrévocablement, dans les ors versaillais, que JE suis le digne successeur du Roi Soleil qui disait : l’Etat, c’est MOI !
Eh bien, d’ors et navant (amusant ? non ?), vous ne vivrez plus en démocratie, vous vivrez en SARKOCRATIE !
Vive la France, et vive Sarko !
Fermez le ban.
Fillon, tu peux rentrer dans ta SARTRE.
Salut ! Pauv’cons !

C’est le dernier soupir démocratique de l’Ermite de Cotignac

Par JF Boissel - Publié dans : politique
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Mardi 23 juin 2009

Logo des Inrocks.

Dessin de Chimulus

Philippe Val, nouveau directeur de France Inter, a annoncé qu'il ne souhaitait pas conserver à son poste Frédéric Pommier, qui s'occupait depuis septembre dernier de la revue de presse matinale de la station. Un journaliste d'Inter raconte les dessous de cette éviction.

Ça ne pouvait pas commencer plus mal pour Philippe Val. A peine arrivé à la tête de France Inter, l'ex-patron de Charlie Hebdo se prend déjà les pieds dans le tapis. Responsable par ricochet du gadin : Frédéric Pommier, qui s'occupe chaque matin à 8 h 30, depuis septembre, de la revue de presse de la station.

Jeudi 18 juin, jour de son arrivée, Philippe Val annonce à l'intéressé qu'il ne souhaite pas le garder à son poste, qui a pourtant fait progresser l'audience de la rubrique (près de 400 000 auditeurs de plus à la même heure) et dont le podcast est l'un des plus téléchargés.

Pourquoi ? L'histoire remonte visiblement au mois de mars dernier, explique un journaliste de la rédaction qui a souhaité conserver l'anonymat.

« A cette époque, Pommier voit débarquer au huitième étage de la rédaction Philippe Val, accompagné de Nicolas Demorand, qui fait les présentations. Val dit alors en s'adressant à Pommier : “Ah ben d'accord j'ai mis un visage sur le problème”. Pommier demande quel est le problème,

et Val lui répond : « Le problème c'est que j'entends beaucoup trop Siné Hebdo dans ta revue de presse »

.

« Pommier répond qu'il a cité ce matin Siné Hebdo, parce qu'ils ont fait un truc avec Bakchich.info. Là, Val enchaîne : “Bakchich, cette ban

de de connards.” Pommier continue alors à se justifier, expliquant qu'il ne pense pas privilégier Siné Hebdo. Alors que Demorand a quitté le studio, Val continue la discussion avec Pommier, et termine en lui disant : “Ne t'inquiète pas, j'ai identifié le problème.”

« Le problème, c'est que tout cela se passe quelques jours avant que Val n'apprenne qu'il va prendre la tête de France Inter. Et il se trouve que lorsqu'il arrive réellement à Inter, son seul so

uhait sur la grille de rentrée, pour le moment tout du moins, c'est le départ de Frédéric Pommier. Donc forcément c'est une décision pour le moins entachée de soupçons. Et on ne propose absolument rien à la place à Pommier, aucun nom ne circule pour le remplacer. »

Joint au téléphone, Frédéric Pommier n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Lundi 22 juin, Philippe Val est allé s'expliquer face à la rédaction d'Inter, expliquant que la revu

e de presse n'était pas ce qui convenait le mieux à Frédéric Pommier, en raison d'un problème de hiérarchisation de l'info. Philippe Val a ensuite assuré que son éviction n'avait rien à voir avec Charlie Hebdo.

« Val s'est pointé en conférence de rédaction et l'a ouverte en expliquant que sa décision

était donc motivée par des problèmes dans la hiérarchie de l'information de Pommier, qui était un garçon très talentueux et qu'il n'était pas question de le placardiser. »

L'intersyndicale de Radio France a elle dans un tract intitulé « Stop ! » affirmé qu'elle n'accepterait :

« Aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d'intention, aucune mise au rancart d'un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels. Notre confrère paye surtout le fait d'avoir cité Siné Hebdo dans la revue de presse. Philippe Val, à l'époque directeur (et actionnaire) de Charlie Hebdo, lui en avait vertement et devant témoins fait le reproche. »

Le tract se conclut ainsi :

« La liberté éditoriale ne se discute pas. Les syndicats SNJ, SNJ-FO, SNJ-CGT et SUD demandent solennellement à la direction de France Inter de revenir sur cette décision inacceptable pour toute la rédaction. »

 

Extrait d'un article de RUE89 du 23/06/09

Par JM Roy - Publié dans : médias
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Vendredi 19 juin 2009

Extrait d'un nouvel article de Sylvie SIMON à paraître dans la revue "VOTRE SANTE"

 

 " Effet boomerang chez Monsanto :

 

  Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe

qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel

nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

 

  Quand la nature reprend le dessus.

 

  C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à environ 130 kilomètres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de

soja. Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été ensemencés avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise

herbe ne résiste ».

  Depuis cette époque, la situation s’est aggravée et le phénomène s'est étendu à d'autres états, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Ce constat contredit les affirmations péremptoires et optimistes des défenseurs des OGM qui prétendaient et persistent à affirmer qu'une hybridation entre une

plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée est tout simplement « impossible ».

 ...

 

  Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coûtent de plus en plus cher et la rentabilité est primordiale pour ce genre

d’agriculture.

  ...

  Plante diabolique ou plante sacrée

 

  Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas.

Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels

minéraux.

 

  Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.

 

  Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal ! Si ces phénomènes se reproduisent en quantité

suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à mettre la clé sous la porte.

À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise funèbre ?"

Par JM Roy - Publié dans : environnement
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Dimanche 14 juin 2009
article de Politis édifiant:

"La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.

Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »

Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements
« déviants ».

II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.

Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement. "

Claude-Marie Vadrot
Par JM Roy - Publié dans : politique
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